Accueil →   Liste Interview  → 

 Franck Dubosc avant son spectacle lyonnais !

Le 25 Octobre 2002

Franck Dubosc avant son spectacle lyonnais !

Franck Dubosc avant son spectacle lyonnais !

Franck Dubosc, un séduisant croisement entre Jerry Seinfeld, pour l’art et l’utilisation du stand-up et Pierre Palmade, pour la facture résolument française, se fait dégoulinant de suffisance dans un spectacle qui pourrait s’intituler sexe, mensonges et vie de héros.Son personnage, qu’il habite avec brio d’un bout à l’autre de sa prestation, est un mythomane convaincu. Convaincant aussi. Le regard bleu charmant-charmeur en prime, le drapeau tricolore tatoué à l’âme et étalé à grands coups de clichés plus délirants les uns que les autres.Humour percutant, faux exploits, vrai talent. Un spectacle rythmé et drôlissime que vous pourrez voir à la Bourse du Travail les 7 et 8 novembre. Quelques jours avant d'entrer sur scène, Franck Dubosc se livre à LyonClubbing !


Lyon et vous, c’est un peu une histoire d’amour ?

Je suis déjà venu à Lyon, au moins deux fois, mais à chaque fois le spectacle était complet. Alors, on s’est dit qu’on allait revenir deux fois, le 7 et le 8 novembre. Et, c’est encore complet. Les Lyonnais me force à revenir, tant mieux parce que j’aime bien venir à Lyon. Une date supplémentaire a été fixée le 5 décembre.

Quel est le thème de votre spectacle ?
Le thème, c’est se foutre de ma gueule. Je me moque de moi. Quand je fais le séducteur, le play-boy, le sauveur du monde. Je me moque de moi parce que je ne suis ni séducteur ni…Attendez, je réfléchis… Si, je suis un petit peu dragueur sinon je m’ennuierais. Mais, je ne suis pas sauveur du monde et je ne suis plus mythomane. Je l’étais quand j’étais petit. Je me moque de plus en plus de moi parce qu’au départ mon personnage c’était Frank Dubosc et je suis comédien : «Je connais des gens que vous ne connaissez pas», je frimais avec ça, et maintenant c’est vrai (rires). Le personnage prend une ampleur rigolote dans ce sens là. Je peux encore plus me moquer de moi, de l’ampleur qu’a pris le spectacle. Et, le public joue avec moi énormément. En général, le public connaît le spectacle, et il sait qu’il va pouvoir jouer avec moi.

En somme, c’est le même thème que les précédents spectacles, mais amplifié ?
C’est le même spectacle «Je ne vous ai pas raconté», qui continue de tourner. Ce sont les mêmes histoires. Sauf que le spectacle est rallongé, il fait une demi heure de plus que le premier. Parce que depuis le temps que je joue, je ramène de nouvelles histoires et je commence à préparer le prochain spectacle qui aura lieu en 2004. Etant donné que le public joue de plus en plus avec moi, je suis obligé de donner encore plus. Vous poussez le public à intervenir dans vos sketches…
Attention ! Le public participe mais pas tout le temps. Il faut qu’il soit sage. Je descends dans la salle pour aller le taquiner. Je fais toujours danser une fille sur scène pendant un slow. Les cris, les hurlements que le public donne au début, comme dans un concert de rock… C’est parfois un peu démesuré. Ca me montre presque que c’est pour déconner. Moi, je joue la vedette et le public joue le public de vedette et on joue tous ensemble.

Vous jouez beaucoup avec cette image de «faux séducteur»…
Je n’aime pas qu’on dise «faux séducteur». Non, c’est vrai, je joue avec cette image là, mais c’est un hasard. Ca s’est fait pendant l’émission de Ruquier. Dans le groupe, je suis devenu un petit peu le plus fou-fou, celui qui jouait un peu ce jeu là. J’en ai joué, mais c’est pas la marque de fabrique de mon spectacle. Ceux qui ne m’aiment pas, ils vont dire «il nous fait le séducteur…». C’est une partie du spectacle bien sûr. C’est le personnage Franck Dubosc qui croit plaire à tout le monde et qui n’y arrive jamais. A la télévision, on n’ a pas le temps de montrer tout ça, donc, j’ai joué de mon «Bonjour, je suis Franck Dubosc», mais, c’est bien ringard quand même (rires) !

Où en est le film «L’homme qui murmurait à l’oreille des femmes», dans lequel vous tenez le rôle principal ?
Annulé ou plutôt repoussé ! On ne s’est pas bien entendu avec le producteur. Cet été, je n’ai pas tourné. Je suis parti en vacances. Mais, il y aura d’autres projets au cinéma, mais comme celui là j’en ai beaucoup parlé et il s’est écroulé, ce qui ne me dérange pas, ça m’a permis de me reposer, je veux pas parler des autres parce que si les autres s’écroulent aussi, on va dire «Dubosc…». Et puis, pour l’instant ça marche tellement bien sur scène que ça m’occupe beaucoup l’esprit. En plus, en ce moment je tourne une cassette de petits sketches inédits que je sortirai en mars. Comme on avait les petites annonces avec Elie Sémoun, ça s’appellera «Pour toi public de Franck Dubos ». J’apprenderai au public ce qu’est un con, un ringard, un séducteur, un romantique, une star; ce qu’est un voyage en solitaire sur un bateau où je vomis tout le temps. On me voit romantique sur la plage à Deauville avec un string. Ce sont des skteches de 2 mn 30.

Y a t-il d’autres projets d’écritures avec Elie Sémoun ?
Oui. On a commencé l’écriture de la prochaine cassette des petites annonces pour Noël 2003. D’ailleurs, hier, il était avec moi pour tourner dans la mienne, dans ma cassette à moi. Il vient me faire un clin d’œil. Il me dit : «Dis-donc Franck, tu fais pas une cassette tout seul ?» Je lui dis «Tu rigole ou quoi ? Ah non pas du tout» Et dans ce petit module qu’on tourne on parle du con et Elie vient me voir en disant : « Franck tu ne tournes pas sans moi quand même ?» Je lui dit «Non, bien entendu Elie, à la vie à la mort, au revoir ». Je regarde la caméra et je fais : «Le con est parfois un enculé», mais (rires) c’est moi l’enculé» ! Pour les fans inconditionnels de Franck Dubosc, voici en plus sa bio, pour la connaitre sur le bout des doigts !
(Extrait de son site officiel)
Faire rire en public en racontant sa vie, aux Etats-Unis, cela s'appelle faire un "stand up". Son Amérique à lui, Franck Dubosc se la fabrique sur un cube en bois d'un mètre carré, au fond d'un café dans le Marais. C'est l'époque du Café du Trésor pendant laquelle naît la collaboration avec Arnaud Lemort, son futur metteur en scène. Très vite, "le cube en bois" devient une scène quand Mouss Diouf lui propose de jouer au "Réservoir" deux soirs par mois. Les spectacles s'enchaînent au rythme d'un nouveau texte tous les quinze jours, le public suit en masse... Si bien que le "Réservoir" devient alors trop petit. Rendez-vous est donc pris au Théâtre de Dix Heures puis renouvelé au Splendid en 1999 après son passage au festival Juste pour rire de Montréal où il sera élu " révélation de l'année ". En 2000 il entame une tournée française et à l'automne il reprend son spectacle à la Comédie de Paris et enchaîne à la Comédie Caumartin où il triomphe pendant six mois. Si c'est au Petit Quevilly qu'il est né un 7 novembre, c'est bien au Grand Quevilly, dans la banlieue rouennaise qu'il a grandi. La scène, il la découvre au collège où il monte de temps en temps une parodie du "Petit Rapporteur". Après un bac et trois mois de fac d'anglais, il entre au conservatoire de Rouen où il côtoie Virginie Lemoine, Valérie Lemercier et Karin Viard avec laquelle il joue des sketches dans les boîtes de nuit de la région. Très vite, à cette époque, il fait de nombreux allers-retours à Paris où il est rapidement engagé pour tenir le rôle principal du film "A Nous Les Garçons" de Michel Lang (1985). Il tourne ensuite dans plusieurs films et téléfilms et décide alors de tenter l'aventure outre-Manche où il décroche le rôle du "french lover" dans "Coronation Street", monument de la TV anglaise avec plus de 22 millions de téléspectateurs chaque soir. De retour en France en 1990, la rencontre avec Elie Semoun fera naître "Les petites annonces d'Elie" qui vont se vendre à plus de 450 000 exemplaires. C'est le même Elie qui lui propose la première partie d'Elie et Dieudonné au Casino de Paris. Leur collaboration se prolonge avec la co-écriture des deux derniers spectacles d'Elie Semoun au Palais des Glaces et au Bataclan. Après un triomphe au Casino de Paris et à l'Olympia, Franck Dubosc jouera au Zénith de Paris les 4, 5 et 6 octobre 2002, 3 représentations phares de son actuelle tournée dans toute la France. Après avoir co-écrit "Les Petites Annonces" avec Elie Semoun, Franck Dubosc se raconte... Qu’il arrache seul un village du Chili des griffes du monstrueux " El Tyranos " ou qu’il traverse un océan en montgolfière, de somptueuses créatures croisent son chemin d’aventurier.Mythomane, naïf, parfois cruel avec lui-même et avec les autres, il nous emmène dans son monde où tout est faux (ou presque). A vous de voir. Finalement, il nous montre qu'on est tous pareils... sauf lui !





←Liste Interview 
Copyright Suchastar.com

Pages les plus consultées par les internautes