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 Les Nuits Sonores 2005, 3ème édition, au Quotidien !

Le 04 Mai 2005

Les Nuits Sonores 2005, 3ème édition, au Quotidien !

Les Nuits Sonores 2005, 3ème édition, au Quotidien !

La troisième édition de Nuits Sonores, panorama des musiques électroniques, se déroule à Lyon du 4 au 8 mai 2005. En 2004, cette manifestation dédiée aux musiques et aux cultures électroniques avait rassemblé plus de 29 000 personnes, auxquelles s’était ajoutée la fréquentation importante des Apéros sonores et du Parcours associé... Comme chaque année, LyonClubbing est partenaire privilégié des Nuits Sonores et vous offre le festival au quotidien, pour revivre ou vivre les Nuits Sonores, comme si vous y étiez !

Dimanche 8 mai 2005 Derniers instants… Les Siestes Sonores ! Dernière magie…
Pour clôturer le festival des Nuits Sonores, le rendez-vous était donné au Parc de la Visitation non loin de la Cathédrale de Fourvière, sur les hauteurs de la ville. Plusieurs milliers de personnes se sont donnés rendez-vous dans ce cadre résolument original. Toujours avec la même idée pour l’équipe d’organisation de proposer des lieux inédits, où la musique électro n’a jamais émis le moindre BPM auparavant ou alors peut-être dans les oreillettes d’un visiteur égaré. Là, artillerie lourde de sortie. On s’attendait à une affluence réservée, pas à cause d’un bilan mitigé de ce festival (au contraire), mais les images des années précédentes trottent encore dans la tête et les dernières Siestes du Confluent, sans avoir été boudée, n’avaient pas comblé autant les espaces verts qu’en ce dimanche 8 mai 2005. Une image qui en chasse une autre, un festival qui en chasse un autre et des chiffres d’affluences mis en évidence par Arty Farty sans pour autant vouloir en faire un point essentiel de la réussite des Nuits Sonores. Quoi qu’il en soit, on annonce 40 000 festivaliers pour ce troisième opus. Un rendez-vous et plusieurs attitudes puisqu’il n’est pas rare de voir des festivaliers le nez dans le gazon du Parc de la Visitation, d’autres s’éclatent encore sur les derniers rythmes de ces Nuits Sonores avec un plateau de DJ régionaux aux commandes (D.Troy, P.Moore, Thomas Villard, Jun Matsuoka…), ou encore des gens affalés sur les transats à discuter le bout de gras, à donner leurs impressions sur les artistes du festival et notamment de ce live, la veille, de Vitalic qui n’a pas été à la hauteur du personnage. On apprendra alors grâce à quelques initiés que Vitalic s’est fait dérobé son PC en Angleterre avant de décoller pour Lyon et ne voulant pas annuler sa prestation aux Nuits Sonores, il a préparé un nouveau live en 3 jours, forcément moins rodé que le précédent, unanimement reconnu par les média spécialisés comme le meilleur live de l’année. Bref, un café du commerce en plein air, grandeur nature et gorgé de soleil. Il n’est pas rare de croiser ça et là quelques artistes qui ont remué les dancefloors, comme Flore ou Agoria, nos deux régionaux de l’étape qui ont prouver leur grande maturité artistique et on se dit encore une fois qu’il est dommage que ces lyonnais jouent plus ailleurs qu’à Lyon. Soulignons aussi un bar snack, tenu de main de maître pour la partie crêpes par Richard Bellia, un trublion notable que vous retrouvez sur TLM notamment et un peu partout dans le milieu festif et underground de la ville. Un vieux de la vieille qui prend plaisir à tartiner du Nutella comme les artistes des Nuits Sonores ont pris plaisir à faire danser la ville, comme les festivaliers ont pris plaisir à goûter aux savoureuses têtes d’affiches programmées et comme vous prendrez plaisir à participer activement à la 4ème édition des Nuits Sonores en mai 2006, que l’on attend déjà avec impatience. Rideau sur ce qui est désormais de coutume d'appeler le plus gros festival de France !

Samedi 7 mai 2005 Dernière soirée du festival Nuits Sonores et une fois de plus les Salins du Midi à l’honneur, une salle, friche aménagée pour l‘occasion, qui transpirait, rugissait la fête. Toujours dans le soucis permanent de proposer un panorama de la musique électronique, la programmation fédérait des concerts électro-acoustiques, des lives électroniques et un état de l’art du Djing. De la finale de la coupe de France DMC jusqu’au set de Dj Craze, véritable orfèvre du mix hip-hop en passant par le Birdy Nam Nam, l’image hip hop se présentait en grand apparat. Hip hop, jazz, électro et techno, les lives et les sets étaient chargés de dynamisme et se répartissaient une fois de plus entre les deux salles des Salins. En quelques pas, le temps d’un couloir, une impression de traverser deux mondes à part, aux populations différentes mais liées par le même désir de festivité. Il était donc un endroit en France, samedi 7 mai 2005 où il fallait être. Plus de 3 500 survoltés ont répondu à l’appel d’Arty Farty pour cette dernière et massive nuit. Laurent Garnier aurait suffit, mais non, il leur a fallu rajouter François K., Mattew Herbert, Vitalic, Agoria, Bugge Wesseltoft et quelques uns des meilleurs turntablists mondiaux. Du coup, des navettes bondées et tout un tas de frustrés sans billets à l’entrée. Voici pourquoi il fallait être aux Salins du Midi ce samedi 7.

Le clou du spectacle ! Les Salins du Midi, 1ère salle
En Warm up Laurent de Wilde présente L2W Organics avec Gael Horellou au sax et aux machines, Phillipe Bussonnet à la basse et Yoan Sera à la batterie. Un concert très jazzy ponctué de quelques titres electro et drum’n’ bass avec une batterie impressionnante. A minuit et devant une salle déjà archi-bondée, Bugge Wesseltoft s’empare de ses machines et de son clavier pour nous livrer un live encore une fois au penchant très jazzy mélangé à de l’electro pour un rendu très harmonieux. Il est un peu plus d’une heure du matin quand Matthew Herbert débarque aux platines pour proposer une variété et une qualité musicale fidèle à sa réputation et dans la continuité de son travail de producteur. La soirée avait déjà monté d’un ton et François K en profitait pour distiller des sons progressifs, electro et house de Détroit. La salle était pleine à craquer, prête à déborder de toute part, le public attendait le Maître avec impatience, lorsque à 4h30, la trogne de Laurent Garnier apparue. Avec son charisme et sa classe, le public se plonge directement dans son monde Après trois heures de folie, en passant par de nombreux styles comme ce remix de Blur façon Garnier, le public en redemande et Garnier revient pour gratifier l’immense dancefloor de morceaux des White Stripes et de Nirvana ! Le constat est simple, clair et rapide : le régal. L’ambiance est à son apogée et après plusieurs minutes d’applaudissement soutenus, de standing ovation méritée, il revient encore, une dernière fois. L’équipe des Nuits Sonores explose de joie et le fait savoir, Tieschwartz intenable inonde la foule de champagne avant que Laurent Garnier prenne le micro pour remercier toute l’équipe des Nuits Sonores… Un grand, très grand Monsieur… Merci a lui !
Les Salins du Midi, 2ème salle Finale de la Coupe de France DMC Numark Senheiser La soirée débutait dans cette salle par la finale de la Coupe de France DMC. Beau challenge et un pari vraiment gagné. Premier concours de Beat junggling remporté par Fresh Dope, l’équipe de Nantes. Suivra le battle individuel mettant en opposition DJ Emeraude et notre lyonnais adoré DJ Fly. Ce dernier remporte le trophée devant son public, à la maison. DJ Karve quand à lui devient champion de France de battle simple après un duel acharné avec DJ Cho de Nantes. L’épreuve reine de la discipline clôture cet événement de marque avec le concours de scratch. Après des demi-finales houleuses, DJ R.Ash déjà couronné l’année dernière, remporte une nouvelle fois le trophée. Des prestations impressionnantes, rapidité, maîtrise et insolence qui n’ont pas laissé insensible le public des Salins du Midi. DJ Samir DJ Samir, résident des soirées R’n’b Platinium sur Lyon (Ambassade) et membre du Respect Crew, s’installe sur la scène de la deuxième salle. Il est presque minuit. Ce jeune DJ bourré de talent a en plus pour habitude de mener différentes actions solidaires et environnementales. Il a fait passer un vent frais de beats bien lourds, qui certes, ne déchaînaient pas les festivaliers mais les immisçaient peu à peu dans l’ambiance hip hop. Peu de mains en l’air, surtout des sourires dissimulés au coin d’une fossette et des légers hochements de tête qui ne demandaient qu’à s’exalter… DJ Craze feat.Mc Armanni C’est au tour de DJ Craze. Il arrive dans un grondement de cris et de mains en l’air. Mains qui resteront en l’air pendant l’heure et demie de son set. Il s’est imposé comme un véritable maître du scratch avec une technique hallucinante, des mains jusqu’aux pieds sur les platines, il donnait même l’impression de pouvoir scratcher avec son nez ! Bref, une technique hallucinante à jouer des platines comme un instrument de musique à part entière, un sens du dancefloor et de la musicalité apparent. Véritable magicien, c’est en jonglant entre hip hop et drum’n’bass que Craze a fait voyager le public dans un univers de rythmiques peu entendues. Chapeau aussi à MC Armanni. D’ailleurs dur à oublier. L’ambianceur a fait preuve d’un grand charisme en chauffant la salle à bloc tout en affichant une belle complicité avec Craze. Hip hop’s not dead ! Birdy Nam Nam Il est plus de deux heures du matin et on se dit que la prog de cette dernière nuit est irréelle. Avalanche de champions ce soir. Birdy Nam Nam est composé de quatre DJ aux parcours individuels impressionnants. Un live riche mélangeant toutes les influences des membres du groupe avec brio : hip hop, electro, jazz, rock… Tiefschwarz vs Agoria 3h, et là, cassure nette dans le style : retour à un usage classique des platines pour l’entrée en action de notre mascotte incroyable, révélation trop bien de notre ville à nous, Agoria. En versus pour l’occasion avec Tiefschwarz, notre cher petit lyonnais débarque en forme et enclenche le premier pied binaire de la soirée, faisant ainsi naître les sourires sur le visage de technoïdes en manque. Du coup, la salle mue sans se vider et les hanches entament leur régulières rotations rythmiques. Deux heures durant, le duo alterne aux platines effets de styles et enchaînements sur des sons variés, pour le plaisir d’une audience excitée comme une grosse puce. Certains attendaient ça depuis des heures. Vitalic En contraste avec l’énergie déployée par Agoria et son acolyte, les mouvements de Vitalic se résument au léger va et vient de la caboche. Pas de problème, le dijonnais n’aura pas a s’exciter pour enivrer le public. La rock’n techno qu’il crée, composée pour son album Ok Cowboy arrachera hurlements, sifflement jouissifs et déhanchements violents à la salle. On hésite quand même à user de la formule meilleur live électro actuel mais une certitude : il est toujours aussi difficile de s’approcher du devant de la scène (à 5h du matin, c’est la première fois depuis 3 ans). Seulement une heure d’un live archi efficace et qui restera dans les mémoires de tous, comme cette troisième édition de ce beau festival…

Vendredi 6 mai 2005
La troisième nuit s’est déroulée dans le cadre inédit des Salins du midi. Murs en pierre, toits de tôle, tout l’environnement donne l’impression aux festivaliers de se divertir au sein d’un new garage contemporain. Des projections vidéos retransmettaient la vie des scènes avec un ton toujours plus électro mêlant couleurs vives, vitesse et images délirantes. Désormais, le monde est urbain, les jeunes ne s’adaptent pas à la ville mais se développent en son sein puisque le sous-sol lyonnais a fait vibrer le monde du haut. Un véritable hommage aux courants les plus influents de la scène musicale contemporaine : Deux plateaux pour deux ambiances différentes. Un premier plutôt jeuniste, orienté Hip Hop et breaks avec deux grosses têtes d’affiche : TTC et Vadim. Un deuxième réservé, dans sa première partie en tout cas, aux plus âgés d’entres nous – et aux plus rockeur aussi- car débutant par trois groupes de plus de 25 ans d’histoire, Der Plan,The Fall et Damo Suzuki’s Network.

Les Salins du Midi, La Nuit Puriste Première Salle : Der Plan, The Fall, Lost Sounds, Mouse on Mars
La soirée commence par un véritable show visuel et sonore, totalement burlesque. Les mythiques Der Plan et tout leur attirail de costumes et d’accessoires nous arrivent de Berlin dans une forme éblouissante. Pas un morceau non accompagné de vidéo, des costumes appropriés, une satyre assumée. Un son électro pop parfaitement naïf et coloré qui laisse une audience chaleureuse et reconnaissante Les très attendus The Fall, véritables survivants (le leader Mark E. Smith fondait le groupe il y a 28 ans) montent ensuite sur les planches, et là c’est toute l’anarchie punk anglaise des Sex Pistols qui renaît. Mark E Smith, moins de 45 ans et qui en parait 60, fait vivre de sa voix cynique une légende punk loin d’être démodée. Pour une énième fois le public est respectueux et reconnaissant. Merci Violaine Didier (qui programme ce plateau). Jusqu’ici tout va bien comme on dit. La Disco Mobile fait encore du tabac à l’extérieur, alors qu’à l’intérieur, la friche des Salins est désormais archi bondée pour accueillir Lost Sounds (ce qui effraye déjà pour le lendemain, ce soir est plus orienté puriste que grand public et donc par définition, on attend encore plus de monde samedi soir). L’énergie punk est encore au rendez-vous. Les gueuleries parfois mélodiques du chanteur y sont pour quelque chose. Un noyau dur de fans semble aux anges… De gros problèmes de son perturbent l’entrée en scène de Mouse on Mars vers 3h30 du mat'. Mais comme tout problème a une solution, the show must go on. Le trio entremêle basse, batterie et machines et débute son live par un lourd rythme hip hop électro très funky. Il peine à faire chauffer l’ambiance. Mélodies ironiques et gros sons pleins de cymbales iront crescendo dans leurs actions sur une foule de plus en plus conquise. Ouf ! DJ Ai, ayant chauffé la salle avant tout le monde, terminera la soirée par un lourd mix techno, devant une salle se vidant dès 5h.

Deuxième salle : Missil, TTC, One Self : Vadim, Yarah Bravo & Bongo Pete, Soul of Man, Flore
23h30, Missill est lancée et le dancefloor est déjà tout acquis ! Rien de tel que cette bouillonnante demoiselle aux platines pour faire exploser l’ambiance. Une fois de plus, la petite cathare prouve sa puissance aux platines avec des mixs frais et originaux de sons ragga, hip hop, break beat et électro. Dansant autour des platines, elle jouait avec un public réceptif et motivé, entre les cris, les mains levées et les beats en furie, l’ambiance était toute fraîche, prête à accueillir le fameux groupe là aussi tant attendu : TTC. Déjà avant leur entrée, la foule était à bloc. Ici, foule est un petit mot réducteur compte tenu du nombre de personnes présentes pour les accueillir. Une fois sur scène Ils ont envoûté le public qui répétait avec eux, fort et à tu tête, leurs nombreux lyrics,ces derniers ont même invité quelques filles à venir danser sur scène.fidèles à eux-mêmes, Tido Berman, Tekilatex et Cuizinier accompagnés d’Orgasmic ont tenu en haleine un public sur-motivé. Première chose : un trop-plein de personnes à en devenir dangereux. Au milieu du live, les vigils ne suffisaient pas à retenir la pression de la foule qui cherchait à se rapprocher de la scène. Les gens déjà compressés se compressaient davantage. Plateau trop exiguë où public inconscient… Une chose est certaine il n’était pas bon de se retrouver devant ! Au niveau du son, Tido Berman nous fait remarquer son mécontentement face à la qualité du retour, il semblerait que la tôle du toit ne contribuait pas à son émission nette et limpide ! Mais tout ça ne nous empêchera pas de nous rendre à l’évidence d’un show bouillonnant et plus qu'apprécié ! Il est 2h et on se dit qu’il sera dur de passer après TTC et son ambiance euphorique. Il fallait bien DJ Vadim & son One Self pour relever le défi. Avec sa nouvelle formation live, ses scratches maîtrisés et samples bien ciselés, les basses vrombissantes et flows harmonieux de Yarah Bravo et Bongo Pete. L'ambiance sera certes plus sage que pour TTC mais l’engouement général était de mise. Une heure de représentation plus tard, l'arrivée de Soul of Man. Fidèle à son mythe, il s'impose d'emblée comme un sacré agitateur du break beat moderne. Un set que l’on peut assimiler à une reprise de souffle agréable après une lourde ambiance d’excitation et avant l’attente d’une figure emblématique des festivals hexagonaux break beat… L’heure tourne et les pendules affichent 4h30 du matin. Flore s’avance. Dès son arrivée, le public est davantage accroché à la scène. La lyonnaise n’a pas failli à sa réputation en lançant un set entraînant accompagné des scratches de Gazzad her. En un mot : bravo. Les gens dansent avec un sourire aux lèvres non dissimulé. La fin arrive en beauté, 6h00 déjà. Rideau sur la troisième nuits des Nuits Sonores, petit festival devenu grand.

Jeudi 5 mai 2005
Ce Jeudi 5 mai au soir la wave électro s’est faite entendre pour le circuit électronique des Nuits Sonores. Alors que les rues étaient vides et silencieuses, des flots de sons s’écoulaient à travers certaines boîtes lyonnaises bien réputées. Les festivaliers sont venus en masse s’enrichir d’une programmation variée : un voyage à travers les années old school du mouvement techno, du hip hop le plus funky à la drum’n bass la plus festive en passant par différentes sortes de breaks, sans oublier des mixs acharnés de speed core. Un circuit électrisant satisfaisant la soif d’ambiance de milliers de festivaliers. Et si l’eldorado était ici, chez nous?


Le son urbain : Elektrochoc Party, Bass Overload, DelaBreaks L’Electrochoc du Ninkasi !

Electro-Cut investissait le Ninkasi Gerland pour présenter un plateau alliant hip-hop, hardcore et drum. Au Kafé : Ambiance hip-hop et trip-hop en début de soirée avec Tibox et Nones, une intonation jungle avec DJ Skar. M.Tee et Daddy prenaient ensuite la relève pour distiller des sons drum’n’bass qui ne quitteront plus le Kafé de la soirée avec à suivre S-Runner et un set sur vitaminé ne laissant pas insensible le dancefloor accompagné de MC Razabar. La clôture de la soirée étant assurée par F.M.R, créateur du shop et du label lyonnais Salamandre avec un son diversifié mais terriblement accrocheur. Au Kao : Rythmes rapides et appuyés au programme. Le public investissait le lieu pour écouter Kloé en début de soirée, puis T-Rex et ses influences hardcore. Suivront Rorcharch et PTP. Place ensuite à Easy Harders avec Ben Larsen et Ad Noctum derrière les machines pour nous gratifier d’un live lourd, le duo est alors accompagné par le polyvalent DJ Skar chargé de poser des scratches assassins et d’apporter une touche de hip-hop dans ce monde de brute. La soirée se finissait en trombe, les BPM s’affolaient lorsque DJ Speakterror s’installait aux tournes-disques. Un set speedcore pour une ambiance ténébreuse et oppressante qui nous plonge dans un monde où distorsions sonores et rythmes corrosifs règne en maître.

De La Break : Full color night Flore prend les commande du collectif De La Break regroupant Slim Kut, Trublyon, le Café 203, Junglive, Frenchbreaks.org, pour l’organisation d’une soirée drum très haut de gamme. Ayant vocation à perdurer sur toute l’année "sans doute une fois par trimestre" selon Flore, les soirées De La Break deviendront les grosses manifestations drum’n'bass qu’on attendait à Lyon depuis longtemps. Dans l’esprit des massives soirées parisiennes, elle regroupait hier soir quelques talentueux DJ locaux, nationaux et internationaux (Phantom Beats, venu de Bristol). Tous accompagnés d’un MC plein de ressources. Un plateau s’orientant toujours vers des sons plus rapides, du hip-hop à la drum’n'bass, mais dans un esprit toujours très happy. On peut même gager que c’est cette évolution du courant drum, avec un son plus coloré et mélodique, qui fera le succès de ces soirées. Heureuse, l’ambiance l’était aussi hier soir : on a rarement vu une telle euphorie en fin de soirée, avec un public encore assoiffé à 5h du matin.

Le son dancefloor : Birth, Elektro kick, Krom Records Soirée Elektro Kick au Loft : Electro TEKceptionnelle !
Elektro System et le label UMF présentaient ce jeudi dans le cadre du circuit électronique la soirée Elektro Kick au Loft Club, Jean Macé, Lyon 7ème. Une soirée alternant performances live et prestations DJ, oscillant entre électro et techno. Dès 22h30, R-Type donnait les premiers rythmes de la soirée. Un set orienté tek, qui ne tarda pas à remplir le club quasi bondé à 23h30 pour accueillir Alex Blake et son mix aux plaques rudement efficaces à en faire frémir les clubbeurs, un set d’une rare qualité. Arrivée alors de The Hacker. Tout le monde attendait la figure de proue du label Goodlife. Ambiance au top, les mains en l’air se comptent par centaine pour accompagner son live electro tek d’une grande qualité et forcément bien maîtrisé. Après une ovation du public amplement mérité pour le grenoblois, le lyonnais Marc Twins patron du label UMF Records, entame un mix orienté électro tek très entraînant, accompagné par les scratches incessants de Gwenn Labarta. Un pur régal pour les oreilles. Le grand Richard Bartz était chargé de clôturer la soirée, une performance live fidèle à sa réputation. Fin d’une soirée à la hauteur de toutes les attentes, une affluence record, une ambiance fracassantes. Bravo à UMF Records et à Elektro System, qui en profitait d’ailleurs pour promouvoir sa prochaine soirée Hypnotik programmée le 13 Juillet prochain. A suivre là encore sur LyonClubbing…

L’Ambassade : déesse du monde house !
L’Ambassade reflétait son image de véritable temple lyonnais de la musique house. Un dancefloor plus soft que déchaîné mais réceptif à la magie du label Krom et du talentueux Jérôme Sydenham. Le lieu était rempli à en faire céder le plancher à tel point qu’une fois parvenu au bar il était difficile de rebrousser chemin. Or, c’est cette chaleur humaine qui conférait un côté intimiste et convivial à la soirée. En guise de déco, une énorme banderole collée au plafond pour nous rappeler notre appartenance aux Nuits Sonores.

Le son éclectique : Architecture sonore#3_Organix, Pi Night 2 Marquise, fais-moi danser...

Ok , la marquise n’est pas le Titanic et cela s’est ressenti sur le dancefloor. Au plus le temps passé au plus une foultitude de personnes grossissait la file d’attente, la petite péniche ne s’est jamais autant exprimée, excitée et enjouée, elle a immergé ses passagers dans un son aux multiples facettes. Drum’n’bass teintée liquid-funk, une alchimie musicale aux sonorités à la fois deep et groovy, du breakbeat, un style groove implacable, aux accents jazzy & soul omniprésents…. Vous l’avez compris, du bon son, des salles pleines, une soirée qu’il ne fallait pas manquer.

Pi Night : Dancers in the dark
Les collectifs Bee et Dopebase, accompagnés cette année par Aimez-vous Brahms et I.F., ont encore mis pour les Pi-Days les petits plats dans les grands. Mixs et lives par dizaines, projections et déco sont cette année encore les réjouissances essentielles que nous propose cette bande de sur-motivés de l’électro. Et un évènement central, cette Pi-Night, qui même si déplacée à la Maison de la Danse, un cadre plus froid que l’intérieur du Musée d’Art Contemporain, aura rameuté les foules. Une ambiance assez dark donc avec tout un tas de sonorités extrêmement pêchues et des maxima atteints lors des lives de Léonard de Léonard et Paral.lel, deux têtes de proue de chez Bee. Les internationaux DMX Krew, PlasticMan et Subjex étaient aussi présents, pour des mixs et lives non-moins électriques. Chapeau bas à ce festival dans le festival que sont les Pi-Days, ces collectifs lyonnais auront crée l’évènement annexe le plus important des Nuits Sonores, et une manifestation qu’on aimerait bien voir prendre son envol et se pérenniser.

Mercredi 4 mai 2005
Plus besoin de présenter les Nuits Sonores. La notoriété du festival évolue de manière exponentielle année après année. A tel point que l’ensemble des média se demande si nous n’avons pas à Lyon, le plus grand festival de France. Après deux éditions fracassantes, l’association Arty Farty fédère le meilleur son électro de la scène locale, nationale et internationale. Un rassemblement désormais incontournable donc, investissant divers lieux pour toujours amener en leurs seins une culture prenante et décapante. Ainsi du 4 au 8 mai 2005, tous les passionnés d’ambiances festives et électroniques dans leurs diversités sont invités à se joindre à la manifestation. Objectif : exploser le score d’affluence de 2004 où près de 30 000 personnes avaient vibrer à Lyon.

Les Nuits Sonores s’ouvrent à la Piscine du Rhône ! Un premier jet réussi !
Le festival Nuits Sonores, panorama des musiques électroniques, s'ouvrait à Lyon ce mercredi 4 mai 2005 à la Piscine du Rhône, le Fort St-Jean ne pouvant l’accueillir comme initialement prévu. Une troisième édition encore et toujours chatoyante avec une programmation éclectique et puissante. Du 4 au 8 mai, Lyon sera le théâtre d'une culture souvent oubliée et d'un esprit peu aidé par les collectivités locales lyonnaises. Comme lors des deux précédentes éditions, nombreuses personnalités peu visibles habituellement dans des manifestations estampillées musiques électroniques, VIP et politiciens lyonnais étaient présents pour l’inauguration du festival et donc projetés dans un monde nouveau et bien loin des musiques traditionnellement glissées dans leurs oreilles de décisionnaires, mais comme il y a subvention, il y a passion. Tant mieux. A leurs côtés, toute la culture électronique, bien représentée et fermement mobilisée pour crier à qui voudra l’entendre que ces Nuits Sonores feront chavirer Lyon et ses visiteurs. Bref, un subtil mélange d’initiés et de novices, de confirmés, de mordus, de passionnés et de curieux. L’alerte au raz de marée électronique est donc lancée. Voici donc l’ouverture, la soirée d’inauguration sous l’égide de DJ lyonnais réputés, avec aux platines Redrum, Jun Matsuoka, C-Drick et A Jackin’ Phreak. Toutes les photos de la soirée d’inauguration des Nuits Sonores à la Piscine du Rhône, c’est par ici !

Suite des festivités aux Subsistances !
En un mot : Ahurissant !
Un festival qui commence tambour battant. Imaginez-vous au milieu d’une foule de personnes ultra-lookées, motivées et groovant sur un dancefloor déchaîné et gigantesque. Imaginez-vous dans un univers onirique avec projections vidéo et jeux de lumières colorés qui vous mitraillent. Stupéfiant. Vous êtes bien aux Subistances. Cette première soirée des Nuits Sonores a fait part belle à l’électronique en présentant deux plateaux aux sonorités différentes mais aux ambiances résolument festives. Première constatation de cette première Nuit Sonore, l’équipe d’Arty Farty a fait cette année un effort sur l’habillage de son festival : plus de projections, plus d’éclairages et une identité visuelle plus travaillée. Si peu important soit ce détail, on sent que la manifestation prend de l’importance et ce luxe d’image rajoutera un brin de personnalité à l’ambiance générale. Bon, mais la musique alors ? A la Cour Carrée des subsistances Une programmation excellente qui fédérait les artistes les plus innovants et les plus rafraîchissants du petit monde du groove minimaliste. Le départ de la soirée est donné par Thomas Villard et un set house minimale. Ivan Smagghe venu de Paris a continué sur les bases de notre lyonnais en jouant un set efficace et festif. Steve Bug a haussé un peu le ton en jouant un set teck-house, toujours minimal, la foule s’est laissée prendre par le talent inédit de Steve à créer des passerelles inédites entre house et techno avec une classe et un talent rarement atteint. Vient le tour de Mathew Jonson. Un live assez calme, typique de la house minimale, et une admiration forcée face à ce maître qui a chahuté le dancefloor avec brio. Les festivaliers bougeaient plus que jamais et la salle pleurait d’énergie ! L’heure tourne, il est 3h30, et les Nuits Sonores accueillent Richie Hawtin. Un mythe inhérent à tous festivals classieux. Une techno minimaliste renversante, un set qui monte progressivement tenant en haleine les milliers de clubbeurs durant 2 heures pour conclure sur des applaudissements appuyés d’ un public conquis.. Rien à dire si ce n’est que Hawtin a encore appuyé sa notoriété et conforté tout le bien que les passionnés pensent de l’artiste. Chapeau. La soirée s’est éteinte jusqu’à 7h avec l’électro de James Holden A la salle Paul Grémeret Nous débutons notre soirée à l’entrée sur scène d’Alva Noto (Blue Baboon qui a ouvert le bal à 22h dans cette salle, déjà vu l’année dernière, avait fait doucettement virevolter son audience, on imagine qu’il en était de même cette année). Avec Der deutsche Professor, on pense tout de suite à un scientifique sur-concentré, bouclant son ultime expérience. Et on ne croit pas si bien penser puisqu’Alva Noto composerait ses morceaux de façon mathématique, à l’aide d’oscillateurs et de générateurs sonores diverses. Les écrans et autres equalizers, diffusent au son du gars des formes géométriques minimales aussi précisément qu’un oscilloscope. L’auditoire se fait petit à petit compréhensif du message carré de Carsten Nicolaï, et les premières têtes commencent leurs balancements. Alva Noto quitte le public dans une chaleureuse ambiance, malgré la température extérieure qui nous replonge dans un printemps maussade. Respect pour les quinquas Les deux quinquagénaires allemands Rother et Moebius sont effectivement loin d’être dépassés. Guitares et machines propagent sous leurs doigts une wave profondément lucide et entraînante. Les murs d’images continuent leurs abstractions visuelles et les solos de guitares perchés sous reverb’ déversent leurs flots mélodiques dans d’attentives trompes auditives. Souvent durant le set, le poétique flirte avec l’expérimentation. La cohérence et la beauté des morceaux prouvent à quel point les gus ont du métier derrière eux. Ils laissent une salle enjouée et respectueuse. Jusque là rien d’hystérique cependant. Mais ça ne saurait tarder. M’agace pas ! On franchit un grand pas vers l’excitation quand l’américain Magas monte sur scène. Ce petit homme à lunette déborde du plus pur des charismes punk. Sa musique n’est pas faite de grand chose pourtant, un simpliste riff sur une boite à rythme. Mais comme il se doit, c’est l'énergie crispée mais totalement débridée de Magas qui donne un gros coup de chaleur à l’ambiance. On atteint même des pics de jouissance qui arrachent de nombreux cris à un auditoire déchaîné. L’excitation perdure et gagne même un niveau lorsque que débarquent Kap Bambino. Un beat massif et speedé rythme la beuglante voix de la fluette mais charmante Khima France qui se déchaîne avec passion. Les très hard séquences du set font sautiller en cœur une audience désormais bouillante à souhait. La fin de la performance assez répétitive, la pluie, et l’arrivée en Cour Carrée du lourd Richie Hawtin laissent au départ du duo une salle plus clairsemée. Lourde stèle On garde, dans le mix de Stel-R, le même style et on recommence. Un son plus propre, mais toujours la même énergie rythmique, les mélodies électroniques simplistes et les voix scandantes. Le belge enchaîne sa lourde tek déviant rock, devant une poignée de courageux visiblement non résolus à garder des forces pour le circuit électronique de jeudi. DJ Poulet après une soirée de changements de plateaux virtuels et ludiques, rejoint amusé le DJ sur scène. Première nuit, premier bilan... "C’est marrant comme on se prend d’affection de l’ambiance qu’on a réussi à faire émerger de tout ça" nous explique Violaine Didier, programmatrice du plateau de la salle Paul Grémeret. Et en effet, on l’aura remarqué ce gros engouement positif du public. Une Cour Carrée bondée, et une salle Paul Grémeret pas loin de l'être, tandis que l’espace sonore entre les deux est comblé par la Disco Mobile, camionnette-sound-system qui rameute pas mal de gens aussi : la jauge des 3 500 personnes a été atteinte pour cette première de nos adorées et retrouvées Nuits Sonores. Consultez la programmation complète de Nuits Sonores en cliquant ici ! Le site officiel du festival Nuits Sonores 2005 ! Dossier spécial LyonClubbing réalisé par Igal Kohen, Eric Balestié et Clémentine Bernard





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