Le 15 Decembre 2007
Nicolas Fafiotte, créateur de robes
Il y a peu de temps, j’ai rencontré un ange. Un ange descendu du ciel pour nous couvrir de tulle, de mousseline, de taffetas. Un ange passionné par la mode, les tissus, la création…Cet ange vient mener sa quête du bonheur avec une seule envie, rendre les femmes heureuses et sures d’elles. Cet ange c’est Nicolas Fafiotte, créateur de génie, homme admiré et admirable, Lyonnais de cœur et proche des siens. Il m’a accueilli dans sa boutique de la rue du Plat et pendant presque une heure, j’ai bien crû les rejoindre, les anges…
Nom : Fafiotte
Prénom : Nicolas
Date de naissance : 18 juin 1974
Signe astrologique : gémeaux
Sa devise : le bonheur
Son premier fan : ses petites nièces
Où le croiser : dans un bon resto
Boutiques fétiches : elles sont trop nombreuses
Resto favori : Chez Albert
Sorties idéales : Commencer chez des amis par un apéro, suivi d’un bon resto.
Nicolas, vous avez un parcours impressionnant. Racontez-nous un peu la naissance de votre vocation ?
Tout a commencé avec le dessin. J’ai toujours dessiné. J’avais d’ailleurs dans l’idée d’intégrer les Beaux-arts de Genève. Etant jeune, j’étais inscrit au centre culturel Aragon à Oyonnax (ville dont il est originaire ndlr), où j’ai appris au contact de gens passionnés. Et puis au fur et à mesure, faire un choix parmi tous ces arts devint un réel dilemme. C’est en fait mon amour des tissus qui m’a guidé vers la mode. La mode réunit tous les arts : il y a d’abord la structure d’une robe, puis la couleur qu’on y ajoute. On a l’impression de peindre, de mettre une femme en relief.
Avant de venir vous installer sur Lyon, vous avez travaillé de 1997 à 1998 pour le couturier Emmanuel Ungaro, à Paris. Qu’est-ce qu’une telle expérience vous a apporté ?
Tout. C’était juste fabuleux. J’y ai appris le travail en équipe : j’étais dans le studio « couture » celui d’où sortaient les lignes haute-couture et prêt-à-porter, qui se trouvait juste à côté du bureau de Mr Ungaro. J’ai ensuite été illustrateur pour certaines clientes de haute couture et dessiné pour la ligne de croisière (intersaisons). Mais le plus formidable reste le contact avec Monsieur Ungaro. C’est un génie de la coupe, un vrai modéliste. Il a quand même travaillé avec Balenciaga qui est une figure incontestable de la mode. Et puis j’étais jeune, donc ce fut une belle expérience pour le développement de l’esprit.
De retour sur Lyon, vous rejoignez l’équipe de Max Chaoul et l’univers des robes de mariées. Et en seulement quelques années vous ouvrez votre propre boutique. J’imagine que c’est une aventure différente pour chaque mariée. Comment les accompagnez-vous ? Quel est votre processus de création ?
On discute. Le dialogue est primordial et ce, dès le premier rendez-vous. Une robe de mariée ne doit pas se faire simplement en fonction d’une mode. Elle doit coller parfaitement à l’esprit de la personne qui la porte. C’est ça le vrai sur-mesure. C’est un véritable moment privilégié que d’accompagner des futures mariées : nous travaillons d’abord sur la silhouette, puis au fur et à mesure la robe se personnalise. Le but étant que la cliente soit heureuse du résultat.
On vous connaît aussi au niveau national notamment grâce à l’élection de Miss France. Depuis votre rencontre avec Sylvie Tellier vos créations sont à l’honneur sur le plateau de TF1. Quel a été l’impact d’une telle exposition médiatique ?
Il y a certes eu un impact de notoriété mais au début, j’ai surtout démarré cette aventure pour Sylvie. Nous sommes amis, complices, nous avons pleins de points communs et pleins de moments privilégiés. J’ai une réelle admiration pour elle et notre entente est sans fausse note. Sans Sylvie, je ne sais pas si je l’aurais fait ! Mais depuis, tout se passe pour le mieux, l’équipe de la société Miss France est formidable, et nous continuons notre collaboration sur la prochaine émission. (Élection Miss France, le 8 décembre 2007, TF1) L’impact se ressent notamment par rapport aux nouvelles clientes qui viennent de l’extérieur, notamment de Paris.
Revenons à notre belle ville de Lyon. Pourquoi avoir finalement décidé de vous installer ici et non à Paris ?
Tout d’abord pour des raisons personnelles. Je suis très famille et vivre loin des miens n’était pas envisageable pour moi. Ensuite, pour un amoureux des tissus comme moi, la ville a une relation très particulière et historique avec les tisseurs. Lyon est aussi devenu un carrefour européen, avec donc une foule de possibilités. Mais c’est surtout ma quête du bonheur qui me fait rester proche de mes amis et de ma famille. On vous voit souvent dans les soirées lyonnaises.
Quels sont les amis VIP avec lesquels vous aimez sortir ?
Il est vrai que j’en ai certain mais cela ne représente pas la majorité de mes amis. Qu’ils soient VIP ou non, l’important est de passer une bonne soirée.
Jouons un peu : je vous pose une question et vous répondez du tac au tac : -
Une rencontre qui a changé votre vie : Sylvie Tellier
-Un rêve à réaliser très vite : un grand défilé à Lyon
-Une personne que vous rêveriez d’habiller : Vanessa Paradis
-Une association pour laquelle vous serez toujours présent : Le Petit monde
-Votre plus grande réussite : rendre heureuse une personne qui n’a pas confiance en elle
A vos débuts, vous étiez-vous fixé un objectif à atteindre ?
Oui, je voulais avoir pleins de boutiques (rires) ! Et aujourd’hui je préfère n’en avoir qu’une seule mais qu’elle soit spécialisée.
Donc mission accomplie ? Oui
Quels sont vos projets pour l’avenir ?
A court terme, Miss France, le 8 décembre prochain et continuer à exercer mon métier avec autant de passion. Avant de vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année, une dernière indiscrétion : qu’avez-vous demandé au Père Noel ? Des vacances !!!!
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