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 Laurent Martin : « Champion éthique, et toc !»

Le 04 Mars 2009

Laurent Martin : « Champion éthique, et toc !»

Laurent Martin : « Champion éthique, et toc !»

Ce mois-ci, j’ai rencontré un homme « vert » ! Non, pas Hulk, un homme qui, de par son art de vivre et son analyse de la vie, fait avancer le schmilblick… En tout cas, il essaie à sa manière de contribuer à la protection de l’environnement. J’ai eu l’honneur de rencontrer l’importateur en France des Poupettes, les petites voitures citadines et écologiques qui font leur show et qui se conduisent avec ou sans permis.
 
Date de naissance : 11 février 1966
Sortie de prédilection : courir au parc de la Tête d’or
Destination idéale : l’Ile Maurice
Votre voiture de rêve : ma Poupette
Une odeur qui vous donne le tsa tsa tsou : une côte de bœuf au barbecue
 
1-      Présentez-vous brièvement ?
Je suis rhône-alpin d’origine mais j’ai posé mes valises il y a 15 ans sur Lyon. Avant de développer le concept des Poupettes, j’ai tenu des établissements de nuit sur les quais de Saône, dont le Zèbre. En 2004, j’ai même été élu président de l’association des commerçants du quai Pierre Scize. Durant mon mandat j’ai essayé d’apporter une dynamique à ce quai, avec notamment l’envie de booster les projets de stationnement et la mise en place d’un service voiturier. Puis en 2005, mon aventure Poupette débute sur un coup d’éclair…
 
2-      Comment vous est venue justement l’idée de la voiture Poupette ?
En fait, c’est comme une révélation. Un soir de 2005, je suis confortablement installé devant l’émission Turbo de M6 qui évoque la voiture sans permis. J’ai eu un flash et j’ai immédiatement senti l’opportunité de ce marché, du fait aussi, pour ne rien cacher, de l’augmentation des restrictions sur la route (de plus en plus de limitations de vitesse, de contrôle d’alcoolémie…). Et puis, il faut être innovant et vivre avec son temps, je prône la liberté d’autrui et mon concept offre la liberté à tout un chacun…
 
3-      Simple curiosité. Pourquoi appeler sa voiture Poupette ?
Il s’agit tout simplement du surnom de ma fille. Il y a un côté affectif, et c’est aussi un nom qui peut faire sourire et ça fait du bien dans ce monde de brut. Crise ou pas crise d’ailleurs…
 
4-      Expliquez-nous clairement la révolution Poupette.car ?
Même si je suis effectivement plein d’audace et d’entrain pour ce projet, je ne parlerai pas de révolution automobile. J’ai plutôt envie de faire évoluer le concept de la petite voiture citadine et de développer ainsi l’électrique. Mon objectif est de devenir le premier pôle électrique de Lyon dans le déplacement de personnes urbaines. J’ai aussi un défi plus personnel à relever : faire évoluer les mentalités de la voiture sans permis. J’ai une passion pour l’automobile depuis le berceau. Outre la course et le challenge, la technologie me fait vibrer. Et on voit des améliorations techniques sur les moteurs et châssis, mais aussi sur l’esthétique. Les industriels de chez Renault travaillent notamment sur des projets de ce type. (NDLR : Laurent a été vice-champion de France 2006 de karting et 8e au championnat d’Europe. Il a également un très long palmarès en pilote rallye auto. En 2007, il a notamment remporté la course de Menton avec un bisou de Miss France.)
 
5-      A qui est destinée la Poupette.car ?
A toutes les personnes qui ont soif de liberté…C’est-à-dire à ceux qui n’ont pas, ou plus, leur permis de conduire, la personne qui se veut indépendante et libre de se déplacer. Mais j’ai envie de m’adresser plus particulièrement aux jeunes. En tant que père de famille, je trouve cela important de sensibiliser nos enfants sur une première approche de la conduite, c’est aussi une manière de les accompagner vers un cap, celui de la prise d’autonomie et de les faire évoluer vers la vie d’adulte. C’est donc offrir des responsabilités plus importantes.
 
6-      Est-ce l’utilisateur final ?
A ma grande surprise, effectivement, toutes les personnes en quête de liberté sont emballées. çela va du cadre désespéré qui s’est fait supprimer son permis, jusqu’à la mère de famille en demande d’indépendance, en passant par la grand-mère dynamique. Au final, les conducteurs adhèrent à la Poupette, soit pour acquérir une indépendance, soit pour la récupérer.
 
7-      Pourquoi un choix ferme d’exclure le carburant traditionnel ?
Tout simplement car, pour utiliser du carburant traditionnel, il faut le code ! Et puis on veut surtout développer les voitures électriques afin de sensibiliser les utilisateurs à l’environnement.
 
8-      Votre entreprise est donc considérée comme une entreprise citoyenne ?
Je l’espère en tout cas. J’essaie de m’engager au maximum et de montrer l’exemple à mes enfants. Car il est temps de se réveiller. La planète a mal ! Des choses irréversibles se sont déjà produites. Le problème est que tout ce qui concerne la protection de l’environnement est cher. Le gouvernement donne des primes (dans le secteur de l’automobile) mais à mon sens pas assez, surtout que l’état gagne beaucoup avec l’or noir ! Je crois donc qu’il faut sensibiliser les prochaines générations à la protection de l’environnement. Tout passe par l’éducation et l’information…
 
 
9-      Expliquez-nous la différence entre la Poupette.car et la City-car ? Les deux ne sont-elles pourtant pas faites pour rouler en ville ?
Effectivement il y a deux modèles de voitures, mais je crois qu’il faut vous expliquer (rires). Pour être clair, Poupette est le nom de famille de nos véhicules. Il y a la Town Life qui est une voiture citadine, c’'est-à-dire que l’on peut se balader au volant de sa Poupette exclusivement en ville (et pas sur l’autoroute). C’est un constructeur italien qui est véritablement à l’origine de la Poupette : Tonino Lamborghini (la même famille que les voitures de sport). Depuis 2004, la Town Life existe là-bas. Pour la petite histoire fashion, la nouvelle Fiat 500 a été relookée par un ancien designer auto de la Town Life. Notre deuxième véhicule Poupette est un utilitaire électrique conçu par le français Matra ! Je suis d’ailleurs très fier de vendre des produits français.
 
 
10-  Après les voitures citadines, vers quoi étendez-vous votre concept écolo ?
Comme je disais plus haut, je veux devenir le premier pôle 100 % électrique sur Lyon. Je développe donc les vélos électriques qui optimisent une facilité de déplacement du deux- roues, avec une économie de fatigue, notamment. Il y aussi les trottinettes, toujours en mode électrique.
 
11-  Bénéficiez-vous d’un engouement particulier grâce aux nouvelles lois en vigueur ?
Sans rien cacher, bien évidemment que je bénéficie de la rigidité de la loi ! C’est un vrai constat, on perd son permis de conduire beaucoup plus facilement qu’avant ! Mais j’espère surtout convaincre avec mon concept ! Convaincre les consommateurs qui sont sensibles au Grenelle de l’environnement.
 
12-  Justement, il est temps de vous demander quels sont les critères à remplir pour pouvoir disposer de la Poupette.car ?
Dès 16 ans et avec un brevet d’aptitude délivré par la Sécurité routière, on peut acquérir sa Poupette. Il y a aussi le cas du retrait de permis qui se traitera au cas par cas selon la cause.
13-   D’un simple véhicule, pratique et économique, on passe donc à un véritable accessoire tendance, hype ?
Oui, la Poupette a surtout su évoluer avec son temps autant en technicité qu’en esthétisme. Les conducteurs arpentent désormais la ville dans des véhicules plus ronds, plus ergonomiques. Mais la grande nouveauté réside dans les nouveaux kits de personnalisation que nous avons conçus pour habiller sa Poupette. Il y a différents thèmes au choix : racing, pop ou flower… Chacun d’entre vous trouvera son bonheur…
 
 
14-  Vous pilotez de grosses cylindrées pendant vos courses, comment passe-t-on à la voiture éthique, peu polluante et moins rapide ?
C’est mon côté volte-face ! J’aime l’adrénaline que la course me procure ! J’ai toujours eu l’esprit de compétition avec évidemment le respect de l’adversaire. ça me donne la niaque dans ma vie de tous les jours. Et j’aime tout autant notre planète qui est déjà bien endommagée. J’ai voulu ainsi, à ma manière, allier conviction et passion.
 
15-  Vous préparez le rallye de Charbonnières, comment se prépare-t-on (physiquement et mentalement) à réaliser une telle performance ?
Physiquement, je cours régulièrement au parc de la Tête d’or. Mentalement, je suis guidé par ma passion, j’arrive donc à me concentrer assez naturellement. Et puis il y a l’entraînement sur circuit. Je fais du rallye pour m’extérioriser, c’est un loisir. Je ne suis pas un kamikaze, j’aime la vie et surtout j’ai la responsabilité de mon copilote, c’est un travail en équipe.
 
16-  Je vous laisse carte blanche pour finir…
« La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie ». En bref, je crois qu’il faut savoir provoquer son destin et imposer ses idées pour avancer…





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