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 Michael Rossi : l’Aigle des circuits

Le 10 Decembre 2010

Michael Rossi : l’Aigle des circuits

Michael Rossi : l’Aigle des circuits

Michael Rossi. Le prénom d’un champion de formule 1 et le nom d’un multiple champion de moto, avec un nom pareil, le jeune homme semble prédestiné à la vitesse. Nous avons rencontré ce jeune champion de course automobile pour en savoir un peu plus sur lui.   
 
Peux-tu nous raconter ton parcours ?
Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, je ne viens pas du sport auto. Mon père ne tient pas de garage. J’ai commencé à faire du foot pendant deux ans puis j’ai fait six ans de gym mais c’était plus comme un loisir. Le déclic est venu en 2001. On était dans le sud, j’ai fait un tour de kart avec mon frère et ma sœur. Le gérant du karting a demandé à mon père depuis combien de temps j’en faisais alors que c’était la première fois. Du coup j’ai été faire des essais à Chambéry, ma ville natale, j’ai battu le record de la petite piste. C’est parti comme ça. J’ai fait ma première vraie course après. J’ai fini 9ème  sur 13, donc ce n’était pas terrible, mais je sentais que j’accrochais plus à la course plus qu’avec aucun autre sport que j’ai pu pratiquer.
 
Tu as donc commencé assez tard ?
Oui, en général, pour devenir professionnel, on doit commencer vers cinq, six. Moi j’en avais treize. C’est allé assez vite. J’ai gagné ma première victoire six mois après avoir commencé. Même si cela restait des victoires locales, j’ai réussi à récupérer le retard par rapport aux autres, mais ça restait des victoires locales. A partir de là, tout s’est accéléré. Il faut savoir que c’est un sport qui coûte extrêmement cher, qui demande beaucoup de déplacement.  J’ai d’abord attendu un peu, voir si les victoires étaient vraiment possibles avant de voir pour un sponsor. Collégien, j’avais plus la tête aux courses qu’aux cours. J’ai arrêté les cours en 3ème, mais après je suis allé en Angleterre pour apprendre l’anglais, puis en Italie. Il faut savoir que c’est le pays qui importe les meilleures marques châssis, toutes les pièces viennent de là-bas. Donc je suis partie là-bas pour apprendre les rudiments du kart.
 
Et puis tu as laissé tomber le kart pour la berline ?
Je suis d’abord passé en formule Renault, en monoplace au championnat de France en 2006, avec deux débutants. La saison ne s’est pas très bien passée. Il y a une vraie différence entre conduire un kart et une monoplace. En terme de circuit, de puissance, on tombait contre des gens qui en étaient à leurs 3ème voire 4ème saison de formule Renault, donc pas évident à gérer surtout qu’à ce moment là je ne gérais pas bien la pression.  A la fin de la saison, un contact m’a demandé si je voulais essayer la Mégane Trophy. J’ai été faire le test et j’ai eu comme un coup de cœur pour cette berline, qui en terme de performance est proche d’une monoplace, mais qui est plus lourde. Visuellement les gens s’identifient plus parce que c’est la Mégane que tout le monde connait. J’ai fait toute la tournée 2007. Je me suis retrouvée avec Carlo Van Dam…
 
Quelqu’un que tu admires ?
Oui, Quand j’avais 13 ans que j’étais en Kart, il était en poster dans ma chambre. Il était champion du monde et d’Europe de karting. C’était valorisant de me retrouver à ses côtés. C’était plus mon modèle, c’était ma référence. On avait de bonne relation même si c’était mon adversaire. Un jour je lui ai dit, il a rigolé. Puis j’ai fini toutes les qualifications avant lui.
 
2008, l’année du tournant ?
C’était une très bonne année. Je connaissais mon équipe, on avait bien préparé notre affaire. J’ai gagné 13 titres sur 14 possibles. Dans cette catégorie c’était la première fois que ça arrivait. La saison a été d’une régularité quasiment exemplaire. En plus, dans cette catégorie, on avait tous les mêmes voitures les mêmes pneus. Il y a eu une petite domination de ma part. J’ai gagné l’Euro Cup, c’était mon premier titre international.
 
Qu’est ce que vous avez de plus que les autres ?
Le sens de la trajectoire, la hargne, à ce niveau là, je pense que tout le monde les a. Après ça va se jouer sur des détails, sur les réglages de l’auto. C’est la régularité. Il faut être bien mentalement pour pourvoir tenir 40 minutes. A la limite, un tour rapide tout le monde peut le faire. Il faut aussi parler à ses collègues du stand, pour pouvoir améliorer au maximum les performances de la voiture. Je fais de la préparation physique. Par exemple, quand je sais que je risque de courir à 4 heures du matin comme à Dubaï, je vais faire un footing à 4 heures du matin pour habituer mon corps à cet horaire là. Je suis perfectionniste, j’aime bien faire les choses comme il faut, quitte à souffrir mentalement ou physiquement. Tant que ce n’est pas parfait, je ne m’arrête pas de travailler.
 
Qu’est ce qu’il faut pour gagner une course ?
Il faut aller vite, mais ça, ils savent tous le faire. Ce n’est pas une question de partir en pôle position ou non. C’est une préparation de plusieurs jours avant d’arriver sur le circuit. Il faut visualiser le tracé, c’est tout le travail préalable à la course.  Gérer les concurrents ou les pneus, reste plus facile que les essais.
 
Le rallye, ça ne vous tente pas ?
Peut-être après avoir fait quelques années encore sur le circuit, je me lancerai peut-être en rallye. C’est quelque chose de que j’ai envie d’essayer. Passer de l’asphalte au gravier, ça ne doit pas être évident, mais pourquoi pas.
 
Quels sont vos objectifs ?
Au départ le titre de champion du monde de WTCC était un rêve, maintenant ça devient un objectif. Le championnat est plus ouvert en WTCC qu’en formule 1. Les deux sont différents, je ne compte pas les dépassements que l’on fait alors qu’en F1, on double peu. En WTCC, celui qui gagne, c’est celui qui flirte avec la limite. Pour le moment je suis concentré sur les 24 heures de Dubaï au mois de janvier. C’est un tournoi important. Je l’ai remporté l’année dernière.
 
Boutiques préférées :
Galeries Lafayette, Smarts  et Burberry
Restaurant préférés ?
Le Victoria Hall et le Caffé Milano
Il aime sortir :
Au Bloc mais essaierait bien l’Imprévu pour voir.





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