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 Laurent Gerra, un lyonnais de cœur et d’esprit.

Le 05 Avril 2010

Laurent Gerra, un lyonnais de cœur et d’esprit.

Laurent Gerra, un lyonnais de cœur et d’esprit.

Dans le salon pourpre de l’hôtel Royal, place Bellecour, un entretien des plus chaleureux a eu lieu avec un lyonnais de cœur; Laurent Gerra. Son dernier ouvrage « La gauche, la droite et le centre » est une rétrospective en images historiques et commentées. Elle retrace les grands événements de la politique française. Un livre ludique et récréatif pour le plaisir de tous. Convalescent après une mauvaise chute, l’imitateur a donc pris le temps de répondre aux questions de Lyon Clubbing avec simplicité et humour.
Un pas boiteux, une béquille…  le ski aurait-il été dangereux ?
Oui, tout à fait, mais à force de raconter ce qui s’est passé, j’aurais envie de dire que c’est arrivé lors d’un entrainement en préparation de la grande odyssée, mais non! Je me suis blessé un soir, en allant au restaurant, pendant mes vacances à la montagne. Même pas sur une piste! Le comble c’est que la neige est la seule poudreuse que je prends dans le métier! (rires) Alors, durant mes quarante-cinq jours d’immobilisation, j’en ai profité pour travailler depuis mon chalet Alpin et j’y ai écris mon prochain spectacle.
Originaire de Lyon, quels sont vos endroits fétiches ? Que faites-vous lorsque vous revenez ?
Après mon accident, je suis allé me faire soigner à Lyon. J’adore cette ville. J’aime tout à Lyon, mais ce que je préfère c’est me balader dans les rues. Quand on lève la tête, il y a toujours des choses à voir. J’ai fais mes études à la Fac de Lyon 2 en info-com et j’ai vécu entre autre dans le 8e et aussi place Bellecour durant quelques temps. Mon quartier préféré est peut-être la presqu’île mais j’apprécie aussi me promener à la Croix-Rousse.
A Lyon, il y a aussi de très bonnes tables. En tant que gourmet, avez-vous de bonnes adresses ?
Je viens au moins une fois par mois à Lyon et à chaque fois je vais me faire une piqûre de rappel dans mon restaurant préféré «Chabert et fils», rue des marronniers. Ce que j’aime, c’est la cuisine typique des bouchons et les plats classiques comme l’andouillette. Je me rends souvent également «Au passage», rue du plat, ou encore à  «l’Atelier d’Yvonne», rue des marronniers. En cuisine, je reste très attaché à mes racines. J’aime préparer un poulet de Bresse et boire une bouteille de Beaujolais «Moulin à vent ». Les grenouilles aussi sont l’un de mes plats préférés même si finalement elles viennent plus d’Egypte que des Dombes (rires).
La ville a bien changée ses dernières années. Auriez-vous des conseils à donner à Gérard Colomb ?
Continuer dans cette voie! La ville a vraiment été mise en valeur avec l’aménagement des berges du Rhône. D’ailleurs, le résultat est tellement réussi que cela a été copié par Alain Juppé à Bordeaux. Mais, les travaux les plus importants sont sans doute le quartier du confluent. L’idée d’agencer cette partie de Lyon un peu oubliée est excellente. Le 8 décembre est aussi un superbe événement. Je garde un souvenir impérissable des festivités de l’année dernière. Tout ces aménagements font du bien et profitent au rayonnement de la ville. En plus, elle n’est pas trop abimée par les tags, ce qui ne gâche rien.
Arrivez-vous à vous tenir informer de l’info lyonnaise depuis Paris ?
Oui. Gérard Angèle est un bon informateur. Mais, j’arrive toujours à lire la presse lyonnaise pour être au courant des informations locales. Venir faire ma promo à Lyon est aussi un passage important et c’est une bonne occasion d’en profiter pour moi. J’ai d’ailleurs été très touché par l’appel du Maire après mon petit accident.
« La gauche, la droite et le centre » est votre dernier ouvrage, pouvez-vous nous le présenter ?
Depuis l’élection de Sarko, il y a toujours quelque chose à dire sur lui, entre tout ce qu’il peut faire ou dire. Alors, on a pris l’habitude, avec ma maison d’édition, de sortir en moyenne un ouvrage par an sur ses frasques. Pour ce dernier ouvrage, il s’agit d’un livre réversible sur la politique française. D’un coté l’histoire de la gauche, de l’autre celle de la droite et au centre notre amusant Bayrou, le tout illustré de clichés historiques annotés et sans retouches. Ce qui a été formidable à constater c’est à quel point la politique en France est un éternel recommencement. Même ceux que l’on pensait oubliés reviennent sans cesse comme Giscard ou Jospin. Quoi qu’il en soit, lors des élections régionales, les premiers résultats auxquels je me suis intéressé sont ceux de la région Rhône-Alpes. Il parait d’ailleurs que Philippe Bouvard a été déçu que Françoise Grossetête ne soit pas passée ! (rires)
Le dernier passage de la France en rose, qu’est ce que vous en pensez ?
Il s’agit d’un phénomène typiquement français. En fait, ce qui semble être le plus adapté aux électeurs, c’est la cohabitation. Je trouve hallucinant de voir Martine Aubry molestée alors que d’après les sondages, elle serait élue face à Sarkozy ou de voir Bayrou à la une de tous les journaux alors qu’il ne fait que 4% des votes. Pour être le grand vainqueur aux élections, il aurait fallu s’appeler Abstention. C’est révélateur du manque d’opinion général, mais cela n’a rien d’étonnant avec le flot d’âneries qui peuvent être balancées sur internet. Il parait même qu’il existe un faux profil Facebook de moi. Le pire c’est que l’usurpateur fait des fautes d’orthographe ! (rires)
Vous avez débutez les imitations dès l’âge de 5 ans. Etiez-vous déjà intéressé à la politique à cette époque ?
En effet, depuis tout petit, j’ai toujours aimé les débats. Cela m’a toujours fait rire.
Coté scène, quand les lyonnais pourront-ils vous retrouver ?
Je remonte sur les planches très prochainement accompagné d’un orchestre de dix-neuf musiciens. La date de mon passage à Lyon est prévue pour le 23 novembre 2010 à la halle Tony Garnier. Un tout nouveau spectacle écrit le pied dans le plâtre !
Question bonus : Ce mois-ci nous sortons notre guide coquin, avez-vous une bonne adresse coquine à Lyon ?
Qui ne saute pas n’est pas lyonnais c’est ca ? Je n’ai pas vraiment d’endroit spécifique à donner sauf peut-être la basilique Fourvière. On y apprend tout quand on est petit ! (rire) Mais le meilleur endroit où faire coulisser l’andouillette reste chez « Chabert et fils » !





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