Le 03 Novembre 2009
Grégory Cuilleron, « un candidat vraiment parfait ! »
Ce mois-ci, j’ai rencontré Grégory, le grand vainqueur de l’émission Un dîner presque parfait de M6, Lyonnais et fier de l’être. Outre le fait d’être le meilleur hôte de France, c’est un jeune homme de 29 ans qui a les yeux brillants d’humilité et de sincérité. Un mec bourré de talents et de projets qui m’a accordé un moment dans son emploi du temps bien chargé. Depuis sa victoire, Grégory est très sollicité, mais il a accepté de se prêter au jeu des questions-réponses rien que pour vous…
Raconte-moi en deux mots ta vie…
Je suis un pur Lyonnais, né à Lyon 8e il y a 29 ans, mais j’ai toujours vécu dans le 5e arrondissement. D’abord à St-Georges, puis à St-Just. Après un BTS en action commerciale, puis une licence en management des relations clients obtenus en alternance, je m’occupe depuis 2005, de la communication de Jeff Nalin, photographe de chefs cuisiniers et d’autres personnalités de la gastronomie J’ai également un petit frère de 22 ans, qui est barman au Zinc Zinc (Lyon 2e).
Tes premiers pas en cuisine
J’ai toujours été passionné par la gastronomie, sans doute aussi grâce à mon grand-père qui m’a beaucoup inspiré… Mais je crois que c’est réellement vers mes 7 ans que j’ai eu mes premières révélations. J’ai été scout de France pendant 10 ans et il y avait des concours de cuisine organisés. Je n’ai pas toujours gagné, mais j’ai toujours préparé mes menus parfois même jusqu’à 6 mois à l’avance !
Quelles sont tes sources d’inspiration ?
J’aime bien sûr la cuisine traditionnelle française, que je détourne souvent et puis, il y a 3 grands axes que j’apprécie particulièrement : la cuisine asiatique, la cuisine italienne et la cuisine méditerranéenne, inspirée du Maroc, du Liban et de la Syrie. Ce qui me plaît avant tout dans la cuisine, c’est de parsemer…
Nous t’avons connu via le jeu de M6. As-tu des anecdotes de tournage ?
Je crois que le cocktail à Rambouillet est vraiment un moment du jeu que je n’oublierai pas ;je me suis charcuté le doigt avec la mandoline. Mais, plus drôle, lors du dîner chez moi avec les autres finalistes de la région Est, une danseuse brésilienne était présente. Pour info, je ramasse encore les paillettes de son costume ! Et puis, toujours pour ce dîner, j’avais mis ma famille à contribution. Ma maman et Marie-Thérèse, la voisine, ont cousu à la main la nappe qui a permis mon accès en finale…
Le pire moment vécu lors de la finale d’Un dîner presque parfait
Je reviens encore sur le cocktail, mais c’était vraiment un moment difficile. Entre le vent, le pouce en moins (NDLR : Grégory s’était blessé) et certains ingrédients qui n’étaient pas les bons, j’étais vraiment à deux doigts de craquer et de tout abandonner.
Le secret de ton succès ?
Ce n’est pas un secret, c’est tout simplement du travail et beaucoup d’entraînement. J’ai refait pas mal de fois le dîner de la grande finale avant de le proposer aux chefs. Mais il faut aussi dire que les conseils judicieux de mon parrain, Georges Blanc, m’ont aidé. En tout cas, j’ai essayé de les appliquer au mieux…
Justement, la rencontre avec Georges Blanc, une surprise… Avez-vous des projets à long terme tous les deux ?
Dans un premier temps, je devrais réaliser, à ses côtés bien sûr, un menu, une fois par mois au Splendid, sa brasserie des Brotteaux, à compter de la mi-décembre. Puis, j’espère aussi qu’il avalisera mes futures recettes…
Ton pêché mignon en cuisine
C’est mal, mais je suis un fan de la saucisse cocktail sous vide. Mes amis le savent, pas un apéro ne se fait sans les mini-saucisses. J’aime aussi beaucoup utiliser la sauce Worcestershire, le fameux condiment anglais et le curry.
La question qui t’énerve le plus
Toujours célibataire ? C’est vraiment énervant. C’est carrément remuer le couteau dans la plaie.
J’imagine que l’émission est un tremplin pour ton avenir professionnel. As-tu eu des propositions de grandes maisons ?
Oui, Christian Tête d’Oie m’a proposé de le rejoindre en cuisine dans son nouvel établissement de l’Antiquaille, dans le 5e. Cette proposition m’a beaucoup touché, d’autant plus qu’elle m’a été faite avant la grande finale.
As-tu un projet perso autour de la gastronomie ?
Oui, je pense créer mon bistrot-épicerie en Presqu’île avec un ami, Stéphane Charbonier, sa compagne Sophie (les Caprices de Sophie) et mon frère.
À part être au fourneau, qu’aimes-tu faire ?
J’aime la colline du Vieux Lyon, l’architecture de notre ville et puis l’art sous toutes ses formes. J’écoute beaucoup de musique, du jazz et le rock des 60’s. Je joue aussi pas mal au foot et surtout je supporte l’OL !
Juste pour le plaisir, ta prochaine recette ?
Cela fait très longtemps que je pense à une tartine au parmesan, à la truffe blanche d’Alba et au jambon de Parme. J’y pense tellement, que j’en rêve la nuit…
Quel est ton bilan de cette aventure
Déjà une meilleure connaissance de moi-même, car j’ai vraiment compris mes limites.
J’ai aussi été surpris de ma capacité de travail, je me croyais plus feignant (rires) et puis il y a de véritables rencontres amicales avec Claude de Dijon et Jean-Yves d’Alès qui étaient finalistes des régions. Il y a aussi ma rencontre, bien sûr, avec Georges Blanc.
On a vu ta maman et ta grand-mère le soir de la finale sur M6, à la première de la table de Greg au Splendid, comment vivent elles ton ascension ?
Je crois qu’elles sont avant tout contentes et fières. Elles savent aussi que les deux dernières années n’ont pas été faciles et aujourd’hui, avec mes futurs projets, elles sont soulagées quant à mon avenir.
Il te manque quoi pour boucler la boucle du bonheur ?
Que mes projets se concrétisent et puis d’avoir la santé, selon moi, le plus important.
Les bonnes adresses de Greg en vrac :
- le bar de la Cour des Loges
- le potager des halles
- L’Ourson qui boit, un chef japonais qui revisite la cuisine française. À découvrir…
Interview de Georges Blanc
Il a été le parrain de Greg durant l’aventure du « combat des chefs » dans l’émission, Un dîner presque parfait ; je ne pouvais donc passer à côté de ce grand chef (3 étoiles au Michelin ! )
Quel est le secret de votre coaching qui a fait accéder Grégory à la victoire ?
Grégory avait ses idées, et je lui ai simplement donné des pistes pour optimiser son niveau, qui était déjà bon !
Votre plus grande peur durant la finale ?
Avec les autres chefs, nous étions persuadés que les plats de Flore et Grégory n’allaient pas sortir dans le temps qui leur était imparti. Mais à notre grande surprise, ils ont réussi, c’est du vrai travail de professionnel ! Malgré tout, j’ai toujours eu confiance en Grégory.
Quelles sont les qualités de Grégory ?
Il est organisé et méthodique malgré son apparence très volubile. Et surtout, il sait faire face à l’adversité… Au-delà de tout ça, Grégory est un véritable exemple pour les jeunes à capacité réduite.
Comment abordez- vous votre 30e année d’étoilé ?
Je suis en fait dans le menu des 150 années d’existence de la maison, pour 2022 !
Et en ce qui concerne l’émission Un dîner presque parfait ?
Je me suis déjà inscrit pour l’année prochaine !