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 Fabien Chalard, l’homme caméléon du centre ville

Le 05 Decembre 2008

Fabien Chalard, l’homme caméléon du centre ville

Fabien Chalard, l’homme caméléon du centre ville

Pour la dernière interview de l’année, Fabien Chalard a bien voulu se prêter au jeu des questions-réponses. A cette occasion, nous avons découvert un homme de cœur, sensible et généreux avec ceux qui lui font confiance. Mais c’est aussi un éternel insatisfait, nourrit du syndrôme « en faire toujours et encore ». Cet homme m’a ému par sa sincérité et sa simplicité qui pour certains passent inaperçues. Un homme à découvrir sans plus attendre…
 
 
Date de naissance : 27 avril 1975 à Lyon
Restaurant préféré : Nicolas Le Bec
Sortie préféré : une bonne table entre amis
Boutique fétiche : ESO rue de la bourse
Destination idéal : l’Asie et l’Amérique du Sud
Un parfum qui vous donne le tsa tsa tsou : le litchi
 
 
1)    Vous êtes à la tête des lieux les plus hypes de Lyon, comment en êtes-vous arrivé là ?
Je suis né à Lyon, et je suis très attaché à notre ville. J’ai fait une partie de mes études ici, puis je suis monté sur Paris, où j’ai fait une école de commerce. J’ai commencé ma vie professionnelle dans le conseil stratégique (3 ans chez KPMG) mais tout en gardant dans un (gros) coin de ma tête, mon désir, mon rêve de gosse : faire de la restauration. Je suis revenu sur Lyon pour créer mon projet, le comptoir de la bourse car  j’avais l’envie ultime de revenir sur mes terres, et puis ici, j’ai le soutien de mes proches, ce qui pour moi est très important.
 
 
2)      Arrive t-on à garder les pieds sur terre quand tout ce que l’on touche se transforme en or ?
J’ai la chance d’être très bien entouré, et l’amour de ses proches est primordial. Si je dérape on me rappel à l’ordre ! Quand je parle de mes proches, je pense aussi à ma famille professionnelle. Je travaille avec certains depuis 7 ans, la réussite, nous l’avons eu ensemble, si j’ai la gagne, ils montent avec moi. Enfin, il ne faut surtout pas oublier que j’ai la vraie chance de vivre de ma passion, c’est ce qui me fait avancer et garder la tête sur les épaules !
 
3)      On murmure que vous investissez la prestigieuse station de ski de Courchevel. Dites-moi en plus ?
Effectivement, pour cette saison hivernale, j’ouvre « le Bal, la ferme de mon grand-père ». J’ai choisi ce nom, car c’est un hommage que j’ai voulu rendre à mon grand père, le patriarche de ma famille, que je n’ai pas eu l’honneur de connaître. Je veux aussi y recréer l’authenticité d’antan, avec une rôtisserie traditionnelle et une cuisine au feu de bois, tout en travaillant avec des produits de haute qualité. Je fais appel à des producteurs locaux. Puis surtout mon cher ami et chef (NDLR : du Koodeta) Olivier Deterne prend les commandes de la cuisine. C’est quelqu’un en qui je crois beaucoup et en qui j’ai confiance. Mélia (comptoir de la bourse) aussi se déplace et va diriger le bar. On va mettre en place des activités parallèles comme les cours de cuisine dispensés en journée (pour une alternative au ski), des plats du terroir à emporter (confiture, verrines…)
 
 
4)      Peut-on alors se demander si d’autres projets sont en cours ?
Oui, je pense à une ouverture Parisienne pour mai avec Olivier (Deterne) aux commandes culinaires. Mais cette ouverture sera hors norme, situé en plein cœur du triangle d’or (Paris 8ème), se sera un lieu fait de luxe pour des personnes en tout genre dans un cadre surprenant de 100m². Le client sera pris en main par notre équipe dès sa réservation jusqu’à son retour. Je m’explique, je veux créer un service conciergerie au restaurant. C’est un service comme à l’hôtel, sans l’hôtel. On va le chercher chez lui, on le fait rêver avec des goûts surprenants, un service impeccable… et on le ramène où il le désire. Grâce à ce lieu, je veux développer une marque puis l’étendre sur l’international.
 
 
5)      Comment vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je serai un homme serein. Toujours autant amoureux de la vie et j’espère que j’aurai satisfait le besoin des autres notamment dans le divertissement et dans les lieux que je propose où pour pour moi l’essentiel réside dans le fait que pour faire un lieu sympa, il faut mélanger les genres. J’espère aussi avoir découvert le marché de l’hotellerie.
 
6)      Un bruit court sur le Koodeta, votre restaurant concept. Eclairez-moi sur cette future bombe à Lyon ?
Dès le 1er Décembre, avec Jean Claude Caro (Caro de Lyon), on s’associe pour que le Koodeta devienne le lieu de restauration et le bar festif de référence des noctambules lyonnais. On veut développer un concept artistique avec des soirées mensuelles démesurées alliant plaisir gustatif et visuelle avec service et rigueur impeccable. On veut offrir un lieu de plaisir et d’évasion car je vois au quotidien des personnes qui ont besoin de fuir les réalités. On proposera également une restauration jusqu’à 3h du matin pour être en adéquation avec la vie nocturne et le nouveau projet de boîte de nuit de Kamel qui va s’ouvrir à côté du Koodeta, un accès direct va d’ailleurs être crée.
 
7)      Ne créez vous  pas trop de jalousie ?
Certainement, mais moi j’avance sereinement.
 
8)      Vous êtes un hyper actif ! Si vous ne faisiez pas ce que vous faites aujourd’hui, par quel domaine seriez-vous attiré ?
J’ai la chance de vivre un métier de manière passionnée. La question ne se pose pas.
 
9)      Et l’amour dans tout ça ?
Depuis un an, j’ai trouvé la personne adéquate, avec qui je suis en total osmose. On avance ensemble, avec nos envies, nos projets personnels. C’est quelqu’un qui comprend mon métier avec le stress et le décalage des horaires. Nous avons une confiance mutuelle et ça n’a pas de prix !
 
10)  Un rêve impossible ?
Me rendre dans l’espace.
 
11)   Votre vision pour la nuit lyonnaise ?
Une impulsion est donnée depuis quelques temps. Elle se renouvelle avec des jeunes talents qui émergent dans le milieu de la restauration (Nicolas Le Bec), dans la brasserie (Franck Delafon, du bar américain) et la nuit (Nounours). Ensemble, nous essayons de construire et de développer des établissements destinés à tous les lyonnais. J’annonce, que la nouvelle génération à pris la relève avec des jeunes talents émergeants.
 
12)  Votre dernier mot aux lyonnais ?
Merci de votre confiance et de votre fidélité.





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