4 jeunes sur 10 rêvent de faire une sextape

 

Les Français seraient devenus plus exhibitionnistes avec l’arrivée d’Internet et du portable, selon l’ifop.
 
“Pour vivre heureux, vivons cachés”. Cet aphorisme de l’écrivain Jean-Pierre Claris de Florian semble avoir de bons restes. Mais avec le temps, les mœurs évoluent comme le révèle un sondage Ifop effectué du 27 février au 1er mars. Selon l’étude, les Français seraient de plus en plus exhibitionnistes mais aussi voyeurs.
 
Qu’est-ce qui explique ce soudain intérêt pour la chose publique? D’après Ifop, l’arrivée d’Internet n’y est pas pour rien, car elle permet des expériences sexuelles virtuelles. François Kraus, directeur d’études au département Opinion d’Ifop, explique:
 
“Le désir des gens, et notamment des jeunes, d’expérimenter des choses nouvelles, susceptibles de rompre avec la relative banalité de leur vie sexuelle, font des jeux sexuels virtuels une source de créativité et de diversification de la sexualité.”
 
Mais ne tirons pas de plans sur la comète, les Français n’ont pas décidé soudain de se livrer à des orgies publiques, diffusées aux quatre coins de la toile. Optons plutôt pour une multiplication des médias mis à disposition. Sexe par webcam interposée, sexe par texto (ou sexting), strip-tease en ligne, les ressources se sont multipliées ces cinq dernières années. Pas étonnant, donc, que les jeunes soient les plus concernés.
 
Quelques chiffres :
 
Vidéo X amateur destinée à un usage privé (même si les starlettes ont tendance à les rendre publiques), la “sextape” n’a été pratiquée que par 11% des moins de 25 ans. Mais elle reste un fantasme pour 4 jeunes sur 10 (40%).
 
Consistant à échanger par voie électronique des messages, photos ou vidéos à caractère sexuel, le “sexting” est une pratique particulièrement répandue chez les jeunes de moins de 25 ans. Plus d’un tiers d’entre eux (35%) a déjà reçu des photos ou vidéos de ce genre. Un quart d’entre eux (25%) en a envoyé.
 
Plus des trois quarts des Français (76%) se sont déjà livrés à des ébats sexuels en plein air ou dans des lieux publics et un peu plus d’un sur dix (13%) se sont fait surprendre. Mais ils sont moins de 2% à s’être fait surprendre volontairement.
 
Le sexe devient de plus en plus virtuel. La preuve : 22% des Français disent pouvoir se livrer au sexe via webcam, alors qu’ils n’étaient que 17% en 2009. Par ailleurs, la proportion des jeunes de moins de 25 ans s’y étant adonné a doublé en 4 ans : 16% en 2013, contre 9% en 2009.
 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *